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Profil

Nom et prénom : Marat Mikhailovitch Safin

Date de naissance : 27 janvier 1980 (verseau)

Lieu de naissance : Moscou, en Russie

Appartenance ethnique : Tatar

Religion : musulmane non pratiquée

Résidence officielle : Monte Carlo

Résidence officieuse : Moscou

Langues parlées : russe, espagnol, anglais et un peu d’italien

Taille : 1m93

Poids : 88Kg

Famille

Son père : Mikhaïl Safin

Sa mère : Rausa Islanova

Sa sœur : Dinara Safina, actuellement dans le top 40 chez les joueuses pros

Coach : Hernan Gumy

Préparateur physique : Donald Nielson

Jeu : droitier, revers à deux mains

Equipement
Chaussures et vêtements : Adidas
Raquette : Head iPrestige

Signe particulier : quatre tatouages qui réprésentent: un signe chinois, un code barre avec comme numéro sa date de naissance et trois fois le chiffre 9, un œil, qui serait un signe tatar et un énorme soleil dans le haut du dos


Le tennis, un métier


Marat commence à jouer au tennis à l’âge de 6 ans. Son père, Mikhaïl, était directeur d’un club de tennis à Moscou et sa mère, Rausa, ancienne joueuse professionnelle, est son premier entraîneur jusqu’à ses 13 ans. Dans ce club, Marat échange quelques balles avec une jeune russe, une certaine Anna Kournikova, qui à son tour, deviendra très connue. Depuis cette période, ils sont très bons amis.

A 13 ans, ses parents l’envoient en Espagne afin qu’il ait un entraînement de plus haut niveau. Marat s’installe alors à Valence où il acquiert non seulement un excellent niveau de jeu sur terre battue, mais également une bonne maîtrise de la langue espagnole. Il s’entraîne sous la supervision de Rafael Mensua.

En 1997, Marat est contraint de retourner à Moscou car son sponsor ne peut plus financer son séjour à Valence. Cependant, cette même année permet au jeune russe de devenir pro.

En 1998, il se fait connaître du grand public lors du tournoi de Roland Garros où il bat successivement Andre Agassi, Gustavo Kuerten et Jan Vacek. Malheureusement, en huitièmes de finale, notre champion russe est stoppé par le Français Cédric Pioline.

En 1999, il remporte son premier tournoi ATP à Boston.

L'année 2000 est l'année « Safin »; Marat remporte 7 tournois ATP dont l'US Open où il bat, à plate couture, Pete Sampras en finale et il occupera la place de numéro 1 mondial pendant deux semaines!
Cette année est aussi l’année des grands changements d’entraîneurs pour Marat ; ce dernier est contraint de séparer de Rafael Mensua, qu’il considère comme un deuxième père. Après celui-ci, Marat sera entraîné par Andrei Chesnokov jusqu’à Roland Garros, Tony Pickard jusqu’à Wimbledon et Alexander Volkov jusqu’à la fin de la saison.


En 2001, sa collaboration avec Mats Wilander ne durera pas plus d’une saison et cette même saison n'est pas la plus brillante pour le Russe. Il réussit tout de même à conserver ses titres à Tashkent et à St-Pétersbourg.

2002 est une belle année pour Marat; il remporte la Coupe Davis avec l'équipe russe, il accède à trois finales dont Bercy qu’il remporte face à Lleyton Hewitt.
Marat fait partie des meilleurs joueurs du monde, il est considéré par certains comme le n°1 (notamment par Fabrice Santoro) et termine à la 3ème place mondiale.

2003 semble être plus néfaste pour Marat; handicapé par de nombreuses blessures (dos-poignet), il a dû renoncer à un grand nombre de tournois dont 3 grands chelems. Marat est entraîné par Denis Golovanov, son meilleur ami et fini l'année à la 66ème place mondiale.

Arrive enfin l’année de la « Renaissance » pour Marat. Il s’entraîne durement durant les mois de novembre et de décembre pour revenir en force en 2004.

Il réussit son pari puisque, certes il ne remporte par l'Australien Open, mais atteint tout de même finale de ce Grand Chelem (perdue face à Roger Federer, mais au passage, il avait battu James Blake, Andy Roddick et Andre Agassi.

Ensuite, un petit passage à vide se fait ressentir jusqu’à la saison sur terre battue où il accède à une finale et une demi-finale d’un Masters Series.

A Estoril, Marat engage comme nouveau coach Peter Lundgren, ancien coach de Roger Federer.

Les débuts de collaboration sont difficiles : Marat ne va pas plus loin qu’un quart de finale durant trois mois et demi. A Roland Garros, Marat a une excuse puisque des ampoules aux mains (9) l’empêchent de défendre ses chances convenablement, mais à Wimbledon et l’US Open où il s’incline dès le premier tour, il n’en a aucune.

Après une longue période de repos, Marat remporte le Beijing Open et les Masters Series de Madrid et de Bercy. A Bercy, il égale le record de Boris Becker, qui est de trois victoires dans le tournoi et devient le seul joueur à avoir remporter Madrid et Bercy la même année.

Après une défaite en demi-finales de la Masters Cup de Houston, Marat achève la saison à la quatrième place mondiale.

Le début de la saison 2005 est très identique à celle de 2004 : Marat réalise un énorme Open d’Australie (qu'il remporte) où il bat Roger Federer et Lleyton Hewitt en demi-finales et en finale.

Ensuite, comme l’an passé, Marat est victime d’un énorme passage à vide. Celui-ci s’arrête, étonnemment, lors de la saison sur gazon où il va en finale à Halle en simple et en double et accède au troisième tour à Wimbledon où il bat Parardon Srichaphan et Mark Philippoussis.

Depuis Wimbledon, Marat n'a joué que le TMS de Cincinnati puisqu'il est handicapé par une blessure au genou, qui l'a tenu éloigné des courts durant une grande partie de la saison américaine et toute la saison indoor.

Les points négatifs de cette saison: énorme passage à vide durant toute la saison sur terre et battue et blessure au genou gauche depuis Wimbledon (indépendant de la volonté de Marat).

Les points positifs de cette saison: deuxième victoire en Grand Chelem, deux finales sur gazon en simple et en double (les premières de sa carrière !) et qualification pour les Masters de Shanghai.

L’année 2006 a de nouveau été marquée par un come back pour Marat.

Ecarté des courts depuis août 2005, Marat a effectué son grand retour en février, à l’occasion du tournoi de Dubai. Le niveau de Marat lors de ce tournoi et de celui d’Indian Wells (Masters Series) nous laissait espérer une belle année pour Marat.

Cependant, les mois qui suivirent son retour ne furent pas des plus brillants. Malgré un excellent tournoi à Valence où Marat atteint les demi-finales, la saison sur terre battue de notre Russe préféré fut catastrophique : Marat fut éliminé par des inconnus et à Roland Garros, il fut éliminé par Fernando Gonzalez, qui devint vite la bête noire de Marat durant cette saison. La petite saison sur gazon ne fut pas des plus brillantes : Marat fut sorti très tôt du tournoi de Halle par Olivier Rochus et à Wimbledon (deuxième tour) par, de nouveau, Fernando Gonzalez.

Le cauchemar de Marat n’allait pas s’arrêter là : en plus de retombé à la 104ème place mondiale, la saison américaine sur dur a commencé de la pire des façons pour lui. Il fut, en effet, éliminé dès le premier tour du tournoi d’Indianapolis par Wesley Whitehouse, illustre inconnu classé au-delà de la 400ème place mondiale, en huitièmes de finale de Los Angeles par Fernando Gonzalez et au premier tour des Masters Series de Toronto et de Cincinnati. Mais, entre tous ces mauvais résultats, Marat a réalisé tout de même une excellente semaine à Washington où il a atteint les demi-finales, qu’il a perdu face au futur vainqueur du tournoi, Arnaud Clément.

Marat a recommencé à renaître lors de l’US Open, dernier Grand Chelem de l’année : il y a notamment battu David Nalbandian et Olivier Rochus, avant de s’incliner en cinq sets en huitièmes de finale face à Tommy Haas. Marat a continué sur sa lancée en atteignant les demi-finales du tournoi de Bangkok, la finale de Moscou (la première de sa carrière) et les quarts de finale aux Masters Series de Madrid et de Paris.

Marat termine l’année à la 25ème place mondiale et en nous offrant un excellent niveau de jeu à Bercy, son tournoi préféré.

En plus de ces excellents résultats indoor, Marat et l’équipe russe ont remporté la Coupe Davis. En finale, la Russie s'est imposée 3-2 face à l'Argentine. Bien qu'il ait perdu le premier simple face à David Nalbandian, Marat a livré un excellent match en double avec Dmitry Tursunov et a remporté le match décisif aux dépens de Jose Acasuso.

Comme en 2002, le Saladier d'Argent est russe. Suite à cette finale où Marat a été jugé comme étant le héros, notre Russe préféré a été désigné "sportif russe de l'année" à Moscou :)

Malheureusement, l'année 2007 a été une des pires saisons qu'a connu Marat. Après quelques bons matches prometteurs à l'Open d'Australie et durant la première partie de la saison américaine, Marat est retombé dans ses travers et a accumulé les défaites !

A Wimbledon, Marat a recommencé tout doucement à trouver son tennis et de la motivation. Malheureusement, les défaites ont réapparu. De plus, après l'US Open, en septembre, Marat s'est blessé, comme en 2003, au poignet gauche, ce qui l'a contraint à faire un break en cette fin de saison. Durant cette pause de quelques semaines, Marat est parti avec une équipe de spécialistes grimper les rochers de l'Himalaya. A son retour, notre grand Russe a disputé le tournoi de Moscou et de Madrid, qui se sont soldés par des échecs très tôt dans le tournoi.

Suite à ces défaites, mais surtout par manque de motivation, Marat a mis fin à sa saison afin de se préparer au mieux pour la saison 2008. Il finit cette saison à la 48ème place mondiale.


Courage et to be continued...

+ Accès au palmarès de Marat

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